Nous avons concilié
aujourd'hui les contraintes d'une bureaucratie méticuleuse et la
découverte de la ville portuaire. La Japon ne reconnaissant pas le
permis international de conduire, il importe avant de pouvoir louer
un véhicule d'en passer par une "traduction" des permis de
conduire nationaux. La JAF (Japan Automobile Federation), sorte
d'Automobile Club, en est chargée. Mais, les bureaux sont au diable
vauvert dans la banlieue de Hakodate et la JAF ne s'est pas mise à
l'heure d'Internet, de sorte qu'il est nécessaire de se déplacer
physiquement sur place à deux reprises, la première pour réunir
les pièces du dossier et payer une taxe, la seconde pour récupérer
un document tamponné…
Nous avons ainsi
amplement rentabilisé la carte journalière de transports en commun
combinée bus-tram. Nous avons commencé, à l'heure où les bureaux
sont encore fermés, par une visite des étals appétissants du
marché matinal Asaichi qui s'est développé près du port de pêche.
Toutes sortes de crabes énormes type Kamtchatka, d'huîtres qui sont
trois fois plus grosses que les nôtres, d'encornets, de crustacés
étranges attendent dans de grands aquariums que leur heure arrive,
tandis que, pour d'autres, le sort en est déjà jeté. Ils cuisent
sur des braseros pour certains, d'autres sont proposés sous vide
dans une débauche de sacs en plastique. Une des spécialités, outre
le crabe et les calamars, est l'oursin. Des fruits –
essentiellement des melons et des pêches – sont exposés,
empaquetés en général individuellement à des prix pour nous
exorbitants. Les innombrables petits restaurants de fruits de mer et
de nouilles salées - les fameux shio-ramen - attirent habitués et
touristes.
 |
| les Aïnus étaient toujours peints comme velus et foncés de peau |
 |
| défense de morse gravée |
Si l'ancienne mairie
disparaît actuellement derrière des échafaudages, le promeneur
peut tout à loisir voir l'ancienne préfecture, des vieilles
demeures bien conservées, notamment la old soma residence,
construite en 1908 par un riche négociant, l'ancien consulat
britannique et trois édifices religieux, catholique, orthodoxe et
évangélique.
 |
|
Après une pause
toujours appréciée à l'hôtel, nous sommes remontés en bus de la
gare centrale au sommet du mont Hakodate. La foule s'y presse tous
les soirs, nécessitant la mise en place d'un important service
d'ordre, depuis que le guide Michelin a donné trois étoiles à la
vue qui s'offre de ce point haut sur les lumières de la ville à la
nuit tombée. Le paysage d'Hakodate est au demeurant l'un des
paysages urbains les plus connus du Japon, étant donné la vue que
permet le mont Hakodate du haut de ses 334 mètres sur la ville
située sur un bras de terre semblable à un tombolo1. Même si
l'horizon brumeux nous a privés du coucher de soleil et si des
passages brumeux ont terni par moment le spectacle, nous n'avons pas
regretté notre déplacement qui nous a ouvert l'appétit. Nous avons
dîné dans un izakaya, appelé Uosen-Suisan. Les izakayas sont de
véritables institutions au Japon. Ils tiennent à la fois "du
bistrot ou du bar à vin en France, du pub en Angleterre ou du
restaurant à tapas en Espagne. Il y en a environ 20.000 au
Japon. Littéralement, l’izakaya est un lieu où l’on sert des
boissons alcoolisées. Fréquenté le soir, on y boit
traditionnellement de la bière, de l'alcool de patate douce
(shōchū), du saké (nihonshū). On commande au cours de la soirée
des plats chauds ou froids que l’on se partage entre amis ou
collègues dans une ambiance décontractée".
1 commentaire:
Journal de bord passionnant.Dorénavant sur les étals du marché je regarderai les calamars d une autre façon. .. difficile à avaler....Cela ne vous a pas coupé l appétit!Bises.Elisabeth
Enregistrer un commentaire