Nous avons rayonné aujourd’hui dans le parc national Kushiro Shitsugen (marécages de Kushiro). D’un premier point de vue baptisé Hosooka, le promeneur découvre une vaste
plaine marécageuse qui sert de lit à une rivière qui s'écoule
paisiblement en multipliant les méandres. Malgré l'isolement du
lieu, une voie ferrée bien entretenue et qui, dans une France
obnubilée de plus en plus par la rentabilité et de moins en moins
par le souci du service public, aurait assurément été fermée,
dessert plusieurs petites gares du parc (Kushiroshitsugen, Hosooka,
Tōro). Nous avons poursuivi avec l’Ottaro Marsh observatory. En chemin, un renard, installé au bord du chemin et apparemment heureux de vivre, n'a pas semblé effarouché par
notre passage.
Nous sommes retournés à Kushiro pour y déjeuner dans un marché couvert où dominent les étals de poissons et de produits de la mer, toujours présentés avec un soin particulier, quelques étals de fruits et légumes toujours enveloppés savamment, au milieu desquels un seul étal de boucher semblait bien anecdotique. Nous avons sacrifié avec plaisir au rituel du Katte-don, une tradition locale. Le client commence par acheter un bol de riz parmi cinq tailles, en fonction de l'appétit du moment. Puis, il se rend dans un des nombreux étals qui proposent un vaste choix de sashimis. Il n'a plus qu'à composer son propre Donburi, là encore en fonction de ses goûts, de son appétit et de sa bourse (mais dans l'ensemble, les prix sont très raisonnables). Tables et bancs sont dressés dans différents points du marché à la disposition des consommateurs. En dessert, nous n'avons une fois de plus pas résisté à la tentation de la crème glacée au sésame noir et au thé vert. "Une tuerie", diraient ceux qui n'ont pas peur des formules excessives !
Une promenade
digestive s'imposait. Dans la partie ouest du Parc national Kushiro Shitsugen, deux kilomètres et
demi de chemin sur caillebotis ont été aménagés à travers le
marais autour du Hokuto Observatory. L'escalier qui y conduit est souvent de
guingois. Plus loin, le Onnemai wooden path est un autre circuit à
travers les marais. Dans les deux cas, la nature est sauvage. On
retrouve toujours sensiblement la même végétation et… les mêmes
taons ! Un mystère a été éclairci. Une plante en particulier
nous intriguait, le Yachibouzu (en anglais tussock grass) qui a la particularité de croître à la faveur du gel l’hiver. Nous en voyions fréquemment des photographies sans la voir au cours de nos marches. En fait elle existe bien, mais est cachée en cettee saison par les hautes herbes. C’est en soulevant ces dernières que nous avons enfin trouvé ce que nous cherchions...
L'itinéraire suivi ensuite traversant Obihiro à l'heure de pointe et empruntant une route à deux voies sans visibilité et de très fréquentée par les poids lourds, nous sommes arrivés à Tomamu à la nuit déjà noire. Tomanu est une station de ski très moderne et de grande classe. Des grands hôtels (Hoshino Resorts) occupent quatre gratte-ciel incongrus dans ce cadre montagneux et le Club Med y est implanté. Un vaste complexe aquatique y a été aménagé.
Nous avons élu
domicile à l'auberge Pole Star, beaucoup plus rustique que notre
hébergement d'hier (Chambre petite, salle de bain unique à réserver
en raison de l'affluence, horaires draconiens pour le petit-déjeuner,
bref un rapport qualité/prix qui laisse à désirer). L'heure
avançant et en perspective d'un lever très matinal demain, nous avons
dîné rapidement dans l'izakaya voisine, Shinta.
2 commentaires:
Le renard mascotte vous suit pas à pas.Votre herbier photographique est de toute beauté. A bientôt de suivre sur Taïwan. Bises.Elisabeth
Que de diversité en tout! Paysages, bizarreries (pour nous occidentaux), cuisine; Vos récits et photos dépassent de loin les plus renommés guides touristiques! Vous tuez le Michelin, le Routard et Lonely Planet!!!
Merci pour ces captivants moments de partage qui font envie de courir à l'aéroport pour y prendre part!Bises, Fabrice
Enregistrer un commentaire