Nous avons refermé
le chapitre Hokkaido de nos vacances. Nous avons pris le métro peu
après 10h00 à la station Nakajima koen (jardin de Nakajima) jusqu'à
la gare centrale. J'ai profité du trajet de 40' en train jusqu'au
New Chitose International Terminal, inauguré en 1988, 5ème aéroport
japonais par le nombre de passagers (20 millions), et situé à une
cinquantaine de kilomètres au sud-est de Sapporo, pour publier un
bref commentaire sur Facebook :
"Hokkaido,
c’est fini ! Qu’on puisse y passer trois semaines a surpris aussi
bien le douanier à l’arrivée qu’une enquêteuse touristique
rencontrée au cours du séjour... Une île du Japon très différente
de Honshu, l’île principale avec ses grandes métropoles, ses
temples bouddhistes et ses jardins... Une île qui, pour les amoureux
de la nature, les passionnés de vulcanologie et les amateurs de «
onsen », les fameux bains publics alimentés par des sources
thermales, est un paradis... Sans idéaliser le pays qui, sans doute,
a lui aussi des faces sombres et une histoire très lourde à porter
(mais quel pays y échappe ?), c’est tout de même très reposant
de séjourner dans un pays où l’on ressent un grand respect pour
l’autre (ne pas gêner, ne pas causer de nuisances), où on ne
constate aucune dégradation, aucun tag, où les rues et d’une
façon générale tous les espaces publics sont propres, où les gens
sont serviables et très rarement bruyants, même en groupe (surtout
comparés à leurs grands voisins !), où les transports publics sont
impeccables de propreté et de ponctualité, où il n’y a ni
resquilleurs, ni fraudeurs, ni bousculades, où les conducteurs ne
marquent aucun signe d’impatience et restent courtois en toutes
circonstances... On comprend le choc psychologique des Japonais qui
débarquent à Paris après avoir « rêvé » la France, la ville
lumière et l’art de vivre des Français…"
Notre vol Eva Air a
décollé à 13h45 par un temps couvert pour un vol de quatre heures
et trente minutes. Notre Airbus 321 a survolé des villes japonaises
dans lesquelles nous avions séjourné il y a deux ans et
qu'Olivier, près du hublot, a reconnues sans difficulté à la
faveur d'un ciel dégagé. Nous avons atterri à 16h15 en heure
locale compte tenu d'un décalage horaire d'une heure entre Hokkaido
et Taïwan. L'attente a été longue pour accéder au contrôle de
police en raison du grand nombre de visiteurs de RPC qui sont, soit
dit en passant, porteurs d'un document de voyage spécifique1. Elle a
heureusement été en partie compensée car les bagages avaient dans
l'intervalle été acheminés. Une liaison ferroviaire directe nous a
déposés au cœur de Taipei, à la gare centrale, traversant une
alternance de zones densément boisées et de banlieues populaires
aux immeubles tristes. Il nous restait à parcourir quelque 600
mètres en traînant nos valises pour atteindre notre hôtel, le Via
Hôtel, un hôtel bien situé, tout confort et assurant nombre de
services gratuits, notamment un "self-service laundry", des
fauteuils de massage dorsal, thé, café, sodas, amuse-gueule, soupes de nouilles et…
crème glacée à volonté et 24h/24. Un rapport qualité/prix étonnant !
Après une brève pause, nous avons fait une reconnaissance dans le quartier avant d'aller dîner dans un très bon restaurant thaï2. Située dans le nord de l'île, Taipei avec son agglomération compte 7,8 millions d'habitants, soit un tiers de la population de Taïwan. Avant l'afflux important d'immigrants chinois d'origine han, la région du bassin de Taipei était principalement habitée par les aborigènes des plaines de Ketagalan. Le nombre d'immigrants hans a progressivement augmenté au début du XVIIIème siècle sous la domination de la dynastie Qing, qui a fait de Taipei-fu la capitale temporaire de l'île en 1887, puis la capitale officielle de la province en 1894. Taipei a été renommée Taihoku en 1895 lorsque l'Empire du Japon a annexé Taiwan. Les Japonais se sont lancés dans un vaste programme de planification urbaine associée à de nombreuses liaisons ferroviaires. Un certain nombre de monuments et d'institutions culturelles de Taipei datent de cette période. Après la défaite du Japon en 1945, le contrôle effectif de Taïwan a été transféré à la Chine administrée alors par le Kuomintang. Chassé du continent lors de l'accession au pouvoir du Parti communiste, le Kuomintang a transféré son gouvernement à Taipei en décembre 1949. Il a fallu attendre les rassemblements étudiants de 1990, pour que la règle du parti unique soit abandonnée au profit du multipartisme en 1996.
| Aux œufs durs cuits dans le thé, par très appétissants au premier abord... |
| ...nous avons préféré un dîner thaï pour changer un peu. |
La première impression (nocturne) de Taipei est bonne. L'empreinte japonaise est patente. La ville est propre (bien que les corbeilles à papiers soient rares), la circulation est bien ordonnée et les passants ne donnent aucun signe de stress et semblent plutôt « relax ». Attendons demain pour nous faire vraiment une idée ! Olivier et moi sommes surpris par le nombre de deux-roues type Vespa. Nous retrouvons nos marques à travers un réseau dense de kombinis, notamment des magasins à l'enseigne de 7 Eleven et FamilyMart. Mais après le petit air doux qui soufflait hier dans la soirée à Sapporo, nous avons retrouvé ici une température élevée (une bonne trentaine de degrés) avec une humidité assez pesante.
1 commentaire:
Vous sentez vous maintenant japonais ...taïwanais. .ou français? Profitez au maximum des dernières heures loin de chez nous.Bises.Elisabeth
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